Participation de Me Marie Laure Leclercq à la cérémonie d'excuses aux communautés LGBTQ2 du gouvernement fédéral

  • 06 décembre 2017
  • Charlotte R. Castilloux, ABC-Québec

Marie-Laure-Leclercq.jpgAfin d’essayer d’apporter un dédommagement moral envers ceux qui ont été opprimés, le Premier ministre Justin Trudeau a présenté, le 28 novembre dernier, des excuses officielles aux Canadiens et Canadiennes de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre, queer et bispirituelle (LGBTQ2) ayant subi des préjudices et de la discrimination en raison des lois, politiques et pratiques fédérales.

Puisqu’elle a coprésidé le comité consultatif, Me Marie Laure Leclercq, membre du Conseil d’administration national de l’ABC, était à la Chambre des communes pour assister à la cérémonie. « C’était très émotif », raconte-t-elle se souvenant des sentiments ressentis par les personnes présentes à la cérémonie. « Il y a eu quelqu’un, une femme militaire, qui s’est mise au garde-à-vous pour saluer le Premier ministre [pendant son discours] », poursuit-elle.

Le comité consultatif a été mis en place pour définir les préjudices subis, les enjeux de réconciliation et le message à transmettre. Pour y parvenir, Me Leclercq, Randy Boissonnault, député d’Edmonton-Centre et conseiller spécial du Premier ministre sur les enjeux liés à la communauté LGBTQ2, ainsi que neuf autres membres du comité ont rencontré les communautés visées.

Un discours appuyé par tous

À la suite du discours du Premier ministre, les représentants des autres partis présents à la Chambre des communes du Canada ont pris la parole pour appuyer les excuses à la communauté LGBTQ2. « Même le président de la Chambre [a emboîté le pas] pour solenniser les excuses », affirme Me Leclercq. 

« Je n’avais jamais vu ça, c’était très intéressant », souligne celle qui s’implique depuis longtemps pour défendre les intérêts des communautés LGBTQ2.

Des excuses en deux volets

Me Leclercq, qui a participé à la rédaction des excuses, explique qu’elles ont été rédigées en deux volets. « Le premier volet comportait des excuses sur des cas spécifiques », affirme-t-elle. En effet, le Premier ministre Justin Trudeau a demandé pardon aux citoyens ayant été victimes de mauvais traitement de la part de l’État à l’intérieur d’institutions gouvernementales telles que l’Armée canadienne, la GRC et la fonction publique.

Le deuxième volet s’adressait aux communautés LGBTQ2 plus largement. « On a demandé que le gouvernement s’excuse pour son attitude générale [envers divers groupes de citoyens] », poursuit Me Leclercq. De par son attitude, le gouvernement fédéral encourageait, à une époque « qui remonte à des années antérieures », une certaine discrimination envers les communautés LGBTQ2.

Pour Me Leclercq, faire partie du comité consultatif fut un privilège. Cette expérience lui aura permis de rencontrer de nombreuses personnes aux histoires touchantes et inspirantes. « Je ne pouvais être que favorable [face à l’initiative du gouvernement fédéral] », explique-t-elle.

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